Detroit est bien
plus que toutes ces histoires habituelles qu’on peut lire ici ou là d’une année
sur l’autre. Autrement dit, bien plus que de la techno, à moins que celle-ci ne
soit bien plus l’expression d’un état d’esprit local que d’un genre en tant que
tel. Ces derniers mois – ou devrais-je plutôt dire années – ont vu l’émergence
de nouveaux noms tels Dwele, Slum Village et Amp Fiddler à
la pointe d’une jeune génération bien décidée à faire montre de ses aptitudes,
nous ramenant au souvenir d’une ville qui n’a pas moins été le berceau de la
soul pendant des années. Musicien, producteur et DJ, Maurice 'PirahnaHEAD'
Herd, qui a activement contribué à la reconnaissance de Diviniti l’année
dernière est, à n’en pas douter, l’un d’eux…
Hey Maurice,
comment vas-tu ? On ne se pèle pas trop ces jours-ci dans le Michigan ?
Si et
comment ! J’avais hâte d’arriver à Miami !!!
D’où vient
ton pseudo ?
Il y a ce mec
qui pour moi est un génie et qui s’appelle “The Blackman”. C’est un producteur
et un DJ d’ici. Alors que je participais à une répétition avec Enemy Squad, un
groupe dont il était en quelque sorte le leader et moi le guitariste, il s’est
mis à m’appeler de la sorte, “PirahnaHEAD. Il m’a dit : à partir de maintenant,
c’est ton nom, p***** de m***** ! On a tous éclaté de rire et ce surnom est
resté. Il a fait la même chose avec Bob Ritchie qu’il a surnommé KID ROCK, c’est
d’ailleurs lui qui a aidé à son lancement. En tant que DJ, The Blackman est
phénomenal, mais c’est aussi quelqu’un qui a une bonne gamberge. On entendra
parler bientôt de, tu peux me faire confiance…
Tu donnes
l’impression d’être quelque peu en retrait…
Je le suis,
d’une certaine manière. J’aurais pourtant tendance à papillonner ici ou là.
J’aime les gens, mais je n’en reste pas moins nu derrière ma barbe… En
retrait ? Pas vraiment, si ce n’est juste ce qu’il faut pour me permettre de me
connaître mieux que qui que ce soit d’autre…
Curieux à
mesure que le temps passe, de constater combien la scène de Detroit est bien
plus diverse que ce que l’on nous en dit depuis des années. Comme si la presse
avait en quelque sorte manipulé l’histoire locale. En d’autres termes, la
vérité !
La vérité,
c’est ce que j’appelle les 4 P’s : Politique, Propagande, Presse, Papier. La
presse vendrait-elle autant autrement. Il y avait une scène avant que celle-ci
n’apparaisse. La musique de Detroit a toujours emprunté de nombreuses formes
différentes. Il y a eu une très forte explosion du jazz ici des années 30 à 50,
laquelle a donné naissance à nombre de musiciens que l’on a retrouvé sur Motown
par la suite et puis ce même Motown (le genre) est né ici ! Tout comme les voix
d’Aretha Franklin, The Dramatics et P-Funk. Ils étaient tous liés d’une manière
ou d’une autre. Puis de ces influences sont apparus des groupes comme Was (Not
Was). Puis 67 est arrivé, marquant le summum des conflits inter raciaux et la
ville a connu une sérieuse agitation. Alors, dès que la musique a commencé à
abordé les thèmes sociaux comme la difficulté de vivre d’une certaine catégorie
de la population, les choses ont commencé à se diversifié avec, d’un côté,
Marvin (Gaye) qui abordait ces thèmes et, de l’autres, tous ceux qui
continuaient de chanter l’amour. La presse te racontera que la techno est née
sous l’impulsion de trois novateurs/génies qui se sont influencés les uns les
autres ; ce qui est vrai. Mais ces trois là te diront qu’ils ont aussi été
influencés par des gens comme Ken Collier qui jouait beaucoup de classics disco
et R&B, The Electrifying MOJO qui, lui, jouait du Prince et du Kraftwerk bien
avant que le monde n’en parle . Et tout le monde à Detroit regardait à la télé
locale une émission dance intitulé ‘The Scene’. Nos trois génies ont alors
décidé de mélanger le tout et d’y apposer leurs grooves. Si bien qu’à l’image de
tous ici, ils ont tout appris en vivant et en aimant la musique ici à Detroit…
As-tu quelque
peu souffert de voir la techno recueillir toute l’attention ?
Non, Pas
vraiment. J’aime d’ailleurs une certaine forme de techno. J’aime tout ce qui
m’accroche lorsque je suis sur un dancefloor. Mais cela reste somme toute des
plus restrictif sinon frustrant d’assister au quasi monopole de la techno d’un
point de vue médiatique quand il y a à côté tant d’autres choses que les gens
apprécient ici. Il y a d’autres formes d’expressions, avec une musicalité réelle
et du talent. Ce qui a tendance à m’ennuyer à travers ces mécaniques de la
techno, ce sont tous ces gamins qui se jettent dessus si vite, sans avoir la
moindre idée d’où ça vient et comment c’est arrivé. Ce sont ces mêmes kids qui
achètent de laptops au lieu de disques, mais que le système en vienne alors à
s’interrompre au milieu d’un set et alors quelles nouvelles ? Que font-ils avec
leur baground ? Le digital est un progrès énorme, mais à moins de connaître les
fondamentaux du DJing et de la production, tu es alors complètement paumé, et
réciproquement d’ailleurs… On ne peut continuer à être old school et faire
l’impasse sur ce qui se passe aujourd’hui. J’ai, comme tout le monde, recours au
Logic et Protools, mais j’ai fait mes classes sur de l’équipement analogique. Je
peux prendre un Motif Yamaha, mais j’adore utiliser un Fender Rhodes. Je trouve
le Final Scratch pratique pour voyager, mais j’emmène mes disques…
Se
pourrait-il que la techno soit plus à considérer comme un état d’esprit que
comme un genre à part entière ? Qu’elle soit à prendre plus comme une riposte
locale à la vague punk (anglaise) de la fin des années 70 qui a vu nombre de
personnes se débrouiller par leurs propres moyens (le fameux Do It Yourself)
avec l’aide progressive de la technologie qui aura permis de ne plus avoir
besoin d’avoir recours aux musiciens pour faire de la musique ?
Je dirais que
c’est comme dans tout Tu dois faire avec ce dont tu disposes. Lorsque la techno
est apparue, personne ne disposait de studiios conséquents, pas plus qu’il
n’avait les moyens de se payer des musiciens. C’est d’ailleurs la même chose
pour la house. Il y avait une boîte à rythmes, quelques disques et un beat pour
faire durée la soirée. Et tout a débuté avec amour et passion et c’est en cela
que c’est du DIY. Do It Yourself, par ce que ton ‘self’ vit de ce que tu fais.
Le Punk fut une réponse à la société, tout comme le hip hop l’a été et l’est
encore, à tel point que cela peut être considéré comme une forme de politique.
Bien que ceux
que l’on considère comme les pionniers techno soient toujours là, une grande
majorité de noms récemment venus à notre attention (Dwele, Slum Village, Amp
Fiddler, Lathun…) a choisi une forme d’expression assez différente,
réétablissant de fait un lien avec ses prestigieux prédécesseurs comme Stevie
Wonder, Smokey Robinson de la prestigieuse Tamla Motown … Un commentaire ?
Ce sont tous
des amis proches (en particulier. Lathun et Amp) et le moins que l’on puisse
dire est que l’on ne saurait renier ces influences. Ce sont elles d’ailleurs qui
nous ont donné la capacité d’aller de l’avant. C’est comme si toutes ces
influences nous aidaient à toucher la vérité à un niveau ancestral.
Le chanteur
new yorkais CeCe Rogers m’a dit un jour : nous sommes le fruit de notre
histoire. Quelle a été la tienne ?
Mon Dieu,
comme il a raison ! Parler de mon histoire me demanderait d’écrire des pages et
encore des pages pendant des jours et des jours. Alors, je vais essayer de faire
court. Mes sœurs et mon frère passaient beaucoup de temps à écouter la radio et
à mettre des disques sur la platine. Si bien que quand j’étais petit (à peine
plus d’un an et demi), et alors que je portais encore des couches et que je
rampais, je mettais, moi aussi des disques ! Vraiment… Ils veillaient sur moi
constamment. Et quand ils allaient faire du patin, qu’ils sortaient dans un club
où qu’ils allaient à un concert, ils m’emmenaient. C’est tout ça qui m’a servi
de base. Ma mère m’a appris quelques notes de piano et elle jouait du gospel.
Mon père, lui, n’était pas un musicien, mais il adorait le jazz et le blues
parce qu’il pouvait s’y identifier. J’avais à peine un peu plus de 5 ans quand
mes sœurs qui étaient des teenagers me laissaient dans la cabine avec le DJ. Ce
qui leur permettait de vivre leur vie d’adolescentes, pendant que moi, je
n’avais qu’à observer ce qu’il faisait. J’ai appris à jouer des morceaux alors
que j’étais un gosse. Et plus je regardais, plus j’aimais. C’est marrant d’y
repenser aujourd’hui, eu égard à ce que je fais, mais c’est ainsi que j’ai
grandi et j’en suis fier, très fier…
Une histoire
déjà bien consistante pour l’étudiant que tu es encore aujourd’hui…
Aussi
consistante que je lui permets de l’être. Diviniti n’arrête pas de me ramener à
ce sujet tant je suis toujours en éveil. Je suis capable d’étudier, de lire et
faire ce que j’ai à faire dans le cadre de mes études. Mais qu’une idée en
vienne à me passer par la tête et j’allume instantanément mon ordinateur et je
prends un instrument ! Le jour d’après, Diviniti va passer et la première chose
qu’elle va me dire c’est ‘Hey chéri, cette idée est de moi…’
Quel àge
as-tu ?
32. Mais je
peux me sentir aussi bien n’en avoir que 17 comme bien plus. Encore que je ne
sois pas sûr de quelle situation je me rapproche le plus…
Ton
background. Tes héros ? tes objectifs ?
Ma mère et
moi en parlions justement il y a peu. Je suis le plus jeune d’une fratrie de
neuf enfants (7 sœurs et un frère). Nous sommes tous très proches les uns des
autres. La famille est pour moi ce qu’il y a de plus important. Le reste (mes
débuts si je puis dire), j’en ai déjà parlé. Quant à mes héros, la liste est
bien trop longue. Je dirais, entre autres, John Coltrane, Prince, Frank Zappa,
Jimi Hendrix, Mozart. Clare Fischer - et, plus généralement, tous ceux qui ont
été innovants. Musicalement, j’aurai tendance à mélanger les genres ou encore
m’en éloigner, car tout cela n’est que de la musique en définitive. Quant à mon
objectif, c’est tout simplement d’être. Ne sommes-nous pas supposés être des
‘’ËTRES » humains ???
Au nombre de
ces nouveaux visages qui ont progressivement fait leur apparition, il y a
Diviniti et DJ Minx, avec qui tu collabores, lesquelles s’ajoutent à Theo
Parrish et Moodyman sur le front soul/funk. Êtes-vous proches les uns des autres
?
Oui. Très.
Diviniti est mon manager, ma condisciple et la meilleure amie de Minx. Minx,
c’est l’organisatrice type, mais elle n’arrive pas à garder son sérieux quand je
suis dans le coin. Minx est ma sœur d’un autre homme. Theo et MM sont mes frères
d’autres mères. Tu vois ce que je veux dire ? Lorsque Diviniti et moi nous
sommes donné notre premier rendez-vous, nous avons évoqué l’amour intense que
nous éprouvons à l’égard de la dance music. Nous craquons tous deux sur la
house. J’ai évoqué certains souvenirs de soirées comme celles avec Terrence
Parker que l’on voit mixer derrière le bar d’une cave avec des platines et un
téléphone ! Et il s’avère que c’est elle qui organisait ces soirées. C’était il
y a 20 ans. Ca fait drôle…
Serait-ce que
tu incarnes la nouvelle alternative en provenance de Detroit ?
Je ne suis
que l’incarnation d’un homme simple qui fait avec des musiques de tous les
genres. Si j’ai contribué à aider tant soit peu à la reconnaissance de la scène
house de Detroit, c’est cool, mais je n’ai pas à chercher à en tirer quelque
avantage. C’est avant tout l’œuvre d’un collectif. Que suis-je seul ? Sans tous
ces gens. Je parle de tous ces frères et sœurs qui vivent des semaines d’enfer
et attendent le dimanche à Detroit pour écouter Beatdown (Norm Talley, Delano
Smith, Mike Clark), ou de la famille à NYC qui va au Shelter, Together in Spirit
ou aux 718 Sessions, pour taper des pieds, danser, suer et crier sur un disque
qui dit ‘Je comprends’. C’est tout ça, ce que j’incarne.
On a beaucoup
lu ici et là/entendu des propos suivant lesquels les pionniers de la techno
étaient comme une famille, tandis que la réalité les montrait différemment,
travaillant chacun de leurs côtés, à la seule exception du Movement Festival (le
DEMF). Dans le même temps, te voir tisser les liens de ce qui s’inscrit comme un
réseau tend à me faire dire que tu as tiré des leçons de tout cela. Un
commentaire ?
J’ai tendance
à penser que les choses se passent bien mieux en matière de business, dès lors
que tu as créé ton prore réseau. Nous sommes une grande famille. A l’image de
Theo, KDJ, Mr. Pittman, et Rick qui travaillent ensemble dans une direction
définie, nous faisons la même chose, Minx, Reggie Dokes, Diviniti, et moi. Ce
qui ne veut pas dire que KDJ & Minx ne travaillent pas ensemble. Ou que Theo et
moi avons vécu séparément nos parcours musicaux… Le monde n’a pas idée des
connexions qui existent entre nous, c’est une affaire de famille et on est tous
dans le même bain.
Ta soirée à
Detroit ? Son concept ?
Le concept de
cette soirée mensuelle (Delicious) qui se passe au Palladium est venu sur place,
d’une discussion que j’ai eue avec le manager du club dont je faisais les
vendredis avec Darryl G et John Collins à l’époque où l’endroit s’appelait le
Regine’s. J’étais en train de manger un pavé à la pêche que Diviniti avait fait
et qui m’a fait penser à ma mère. C’est delà d’où vient le nom (Delicious).
Quant au Jeudi, il parle de lui-même…
Et ça tourne
?
Plutôt bien.
Je serai honnête en précisant que nous n’en sommes encore qu’aux débuts, mais
l’ambiance y est agréable. Diviniti y met des bougies, de l’encens et des
sucreries et on peut vraiment goûter au climat. Nous venons d’avoir la seconde
dans le genre il y a peu et il n’y a pas eu beaucoup de monde. Mais on peut
aussi y manger et il y a tout ce qu’il faut pour passer un bon moment y compris
des CD’s de la soirée. J’envisage d’avoir des invités. Cela dit, je joue
beaucoup d’inédits ; ce qui fait que cela a son charme.
Tes activités
en tant que remixer ? Qu’est-ce que cela apporte au musicien que tu es ?
J’ai fait
quelques remixes jusque là pour Moods & Grooves ainsi que pour Minx du fait que
nous sommes partenaires et travaillons avec une telle facilité ensemble. Reggie
Dokes et moi (sous le nom de NapiHedz) venons de relifter un morceau de John
Beltran intitulé “Dream On”. Nous y avons pris beaucoup de plaisir. En tant que
musicien, je prends cela pour une bénédiction quand bien même j’aurais tendance
à dire que chacun d’entre nous est un musicien. Même les danseurs sur une piste.
Les claps sont de l’ordre rythmique quand aux cris et aux sifflets, ils ont
également une tonalité. Certaines tribus de la Mère Afrique considèrent ces
derniers comme étant beaucoup plus musicaux d’ailleurs en ce qu’il n’y a aucun
ego dedans. Ce n’est qu’une… chose humaine…
Ta relation
avec Moods & Grooves et son directeur (Mike Grant) ? Comment vous êtes-vous
rencontrés ?
A force de
nous croiser ici ou là, quand bien même nous sommes longtemps restés à ne parler
que de nouvelle technologie : le dernier Palm en date, ce genre de trucs. Puis
c’est arrivé un jour. On s’est connecté, comme ça…
Comment
perçois-tu l’ouverture de son magasin de disques en ligne dédié à la production
locale ?
Je trouve ça
bien. Je crois que c’est lui qui s’en occupe lui-même en plus. Beaucoup de gens
parlent de ce qu’ils voudraient faire. Lui, il l’a fait !
As-tu été
surpris par la reconnaissance aussi rapide de Diviniti ? Est-ce quelque chose
qui peut servir à l’avenir ?
Pas surpris
le moins du monde. En fait, je jubile même ! ‘Find A Way’ est arrivé en guise de
réponse à la demande qu’elle m’avait faite de lui écrire une chanson. Après que
la musique ait été écrite, nous sommes allés enregistrer et écrire les textes
chez Minx. Heureusement qu’on a eu le temps de tout enregistrer, parce que la
grande panne d’électricité que nous avons connue dans le pays a eu lieu juste
après. Pour ce qui concerne Diviniti, on peut s’attendre à de très belles
choses, dans la mesure où elle met un soin particulier à choisir ses textes et
mélodies. Nous nous nourrissons au contact l’un de l’autre et tout cela ne peut
donner que du bon.
Quelques mots
à son sujet ? A propos de Minx? A quoi s’attendre de ta part ?
Diviniti sait
ce que j’ai à dire à son sujet (143), et Minx est géniale. Il ne vaut mieux pas
qu’on reste trop longtemps ensemble sinon ça tourne à la franche rigolade.
Musicalement, elle tient vraiment la route. Elle est capable de partir de rien
pour en faire un tout très nuancé. C’est une bombe en studio comme derrière les
platines. Comme cette ligne de basse sur son morceau intitulé "A Walk In The
Park", un de mes favoris de tous les temps. Pour ce qui me concerne, de la
musique et encore de la musique. Je ne me vois pas passer un jour sans en faire…
Tu es supposé
avoir un album très bientôt…
Oui, il
arrive et ça me fait tout drôle, dans la mesure où je ne me suis jamais vu
occuper la place centrale. Il devrait sortir mi/fin avril sur Mahogani Music.
J’ai pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer et, puisque le premier extrait (‘Dreams’)
a bien marché, je pense que l’album devrait donner un paerçu assez complet de
mon univers, de mes pensées…
Des Invités ?
Oui. Ma
famille s’est beaucoup impliquée dans son processus de création. On y retrouve
la voix de mon père défunt, ce qui me touche vraiment. Le premier morceau après
l’intro est un groove pour mon meilleur ami. Pas de ‘cascadeurs’ dessus, que des
surprises. Un superbe poème… Mathias ? Un sacré frère ! On y trouve ma section
de cordes. J’ai écrit un morceau pour ma mère, qu’elle aime beaucoup. Et puis
quelques textes à caractère politico-social sans oublier un morceau que j’ai
écrit pour Diviniti et que Minx a co-produit. Oui, Diviniti est de la partie et
la sortie de son propre album est aussi dans l’air du temps.
Miami ?
Minx et moi
jouons le 24 au Chamber Lounge Venus 7, Marcus McGowan, and DJ Genesis. Nous (Minx
et moi) allons aussi faire une performance dans un magasin le lendemain. Je te
tiens au courant et au fait, merci pour avoir publié cet entretien. Je suis un
grand supporter d’indamixworldwide.com depuis un moment. Vraiment, merci…
Pirahna Head & DJ Minx le
24/03 dans le cadre de la Texture Party @ Chamber Lounge
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