Tiens donc, mais que se passe-t-il ? Rien de grave en vérité, si ce
n’est que nous nous sommes retrouvé dans cet état que ceux dont nous soutenons
les travaux connaissent à l’occasion. En d’autres termes, la nécessité de
trouver les ressources, si ce n’est la motivation pour rendre cet espace encore
plus excitant, pour vous comme pour nous d’ailleurs, tout en restant fidèles à
ce en quoi nous croyons. Cela dit, n’allez pas croire, à l’image d’un certain
nombre de ceux qui ont perdu leur âme (et pour ne pas dire vendue), que vous
allons abandonner ce qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui. Pour autant,
s’il est une chose évidente, c’est que nous allons le faire différemment.
ISSUE#95
TO LIVE OR
LET DIE (VIVRE OU LAISSER MOURIR)
C’est loin
d’être la première fois que nous évoquons les dysfonctionnements du système en
même temps que la proposition de solutions afin de contribuer à offrir une
meilleure visibilité à la scène. Nous avons d’ailleurs accompli tout ce qui
était en notre pouvoir début le premier jour, avec des interviews hebdo, des
chroniques, etc, la constitution d’un team éditorial conséquent en France comme
à l’étranger, la mise en place d’un réseau de sites partenaires, sans parler de
cette envie ininterrompue de produire la base de données la plus performante. Et
que voyons-nous en retour ? Beaucoup de ceux auxquels nous avons apporté notre
soutien inconditionnel – ils se reconnaîtront d’eux-mêmes – ne pas faire leur
part du job, laquelle consiste au minimum à nous envoyer leurs infos (leurs
productions pour être présentées), marquant par là même leur désintérêt à
l’égard de notre initiative, sans parler de ce qui constitue un manque de
respect à vous, nos lecteurs, qui êtes, faut-il le rappeler, êtes les principaux
pourvoyeurs de leurs finances. C’est leur choix, comme c’est le nôtre
aujourd’hui de nous détourner de ce type de relation à sens unique qui consiste
à les voir gratifiés de tout ce qu’il nous est possible de leur offrir sans
qu’ils ne donnent quoi que ce soit en retour.
Un fameux
proverbe français dit en substance qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne
veut pas entendre et je ne vois guère la raison de continuer à consacrer notre
temps, notre énergie (et nos fonds) en continuant à soutenir les susmentionnés,
lesquels en réagissant de la sorte, tendraient à nous montrer combien ils n’ont
rien à faire de notre intérêt à l’égard de ce qu’ils font. Le groove a
heureusement bien des formes d’expression pour nous amener à nous consacrer à
des acteurs/sujets aptes à nous permettre d’élargir notre spectre en termes de
couverture et nous donner une meilleure compréhension quant à son origine.
Depuis ses formes embryonnaires à ses déclinaisons les plus futuristes, dans une
sorte de mouvement perpétuel d’avant en arrière et inversement. N’est-ce
d’ailleurs pas là ce qui fait le groove aussi séduisant pour la plupart d’entre
nous ici ?
Point besoin de
sortir de polytechnique en affirmant que la vie tend à montrer combien les
humains éprouvent le besoin d’une meilleure compréhension de leur présent en
revenant régulièrement à ce qui a contribué à faire de lui ce qu’il est
aujourd’hui et c’est exactement là où nous nous apprêtons à vous emmener, avec
le retour régulier à ces chapitres de notre passé collectif, dans notre volonté
de mettre à votre disposition ce que nous pensons être les clefs nécessaires à
vos propres recherches. Il est clair que cela va nous prendre quelque temps,
tant il y a à faire, mais je puis vous assurer en toute humilité que vous ne
devriez pas être décus, si d’aventure nous parvenons à vous faire partager ne
serait-ce qu’1/10 de l’excitation que nous éprouvons dans notre recherche
quotidienne. On en reparle très vite.
Frederic
‘MFSB’ Messent, editor