Un bon vieux
proverbe (français) dit :
méfie-toi de l’eau qui dort ! Cela dit, et bien que nous ayons quelque
peu ralenti le rythme de nos remises à jour, nous ne dormons pas pour autant…
Encore quelques jours et il vous sera loisible de voir ce que le grand Manitou
de notre record shop a sélectionné pour vous !
Notre
Single of the Week
est l’œuvre de Maxine Inniss
et vous devriez sans aucun doute apprécier ce dernier effort en date qui la voit
entournbée des producteurs new yorkais George Mena
& Franke Estevez.
Poursuivant ce processus entamé à la recherche des ‘racines’, nous entamons
notre toute nouvelle section intitulée Vintage Choice en revenant sur le fameux
‘Do I Do’, parmi les nombreux classics de
Stevie Wonder
sorti en 1982. Côté causeries, notre délicieuse
Céline
nous rapporte le fruit d’une conversation qu’elle a eue avec le
musicien/producteur James Duncan,
connu pour ses collaborations avec des artistes comme Metro Area
et Morgan Geist.
Tandis que nos collectionneurs de (good) grooves Nik Weston
et Irie
nous proposent la quintessence de leurs ultimes recherches en date…
ISSUE#97
NU GROOVE (SOUL,
JAZZ, BREAKS, BROKEN BEAT + MORE…)
Il est de ton
couramment admis sur cette terre que rien ne se crée et que tout est transformé.
En d’autres termes, un
classic reste un classic, même s’il y a toujours moyen
de le ré-éditer… L’occasion de rendre ici hommage à deux des producteurs
jazz/funk disco parmi les plus talentueux de leur generation : Larry & Fonz
(les Mizell Brothers) don’t le classique ‘Los Conquistadores Chocolates’
de Johhny Hammond se voit ré-édité par le spécialiste français du genre,
Dimitri from Paris avec maestria. Tandis que ‘Love To The World’ autre
pièce intemporelle produite par ces mêmes frères M pour LTD, se
voit reprise par l’une des revelations de ces derniers mois : Plantlife !
Ce même groupe californien au repertoire ensoleillé don’t l’actuel ‘The Last
Dance’ (sur Gut) est retouché à la fois par King Britt et, plus encore,
4Hero ainsi que les vénérables Bugz In The Attic pour le plus
grand bonheur de la diaspora internationale. Alors que, toujours au sujet de ces
revivals (à l’exception de bootlegs disco et autre re-edits du genre), la
tendance semble aujourd’hui se tourner vers l’early house et plus précisément la
hip house. Depuis Louie Vega revisitant le fameux ‘Let’s Get Jazzy’ de
KC Flight à Kenny Dope lui donnant la réplique sur l’emblémantique
‘I’ll House You’ des Jungle Brothers, les infatigUables Masters At
Work maintiennent la vibe old school vivante, éduquent les jeunes
generations et en profitent pour se faire quelques dollars en plus (mais qui
pourrait les en blamer ?). D’autant que c’est particulièrement bien fait, même
si, à mon sens, tout cela n’a pas la magie des originaux !
Honorant ce bon vieil adage suivant lequel c’est dans les vieux pots
qu’on fait la meilleure soupe, le veteran hexagonal, DJ Deep rend
homage à quelques-uns des pères fondateurs de la house sur la compilation A
Retrospective Journey Through Detroit, Chicago and New York Underground House
Sounds sur BBE. Un
titre ô combine explicite pour une sélection ‘sérieuse’. Depuis ces tracks
nerveux acid house comme “Acid Trax” de DJ Pierre à l’emblématique ‘House
Music Will Never Die’ de Glenn Underground en passant par ces monuments
techno mélodieux tels ‘Jupiter Jazz’ de Mad Mike aka Underground
Resistance. Ce label (BBE) don’t les initiales sont héritées de l’énorme
“Barely Breaking Even” de Universal Robot Band (fruit de l’un de ces
nombreuses collaborations entre Leroy Burgess et Patr
ick Adams),
lequel vient de faire sa réapparition sur Moonglow records). On reste sur ces
grands moments old school avec ce groupe de studio légendaire qu’est Inner
Life starring la seule et unique Jocelyn Brown à l’affiche d’une
anthologie signée Salsoul sous forme de double CD sur laquelle on retrouve,
entre autres, ‘Make It Last Forever’ dans sa version de quelque 13 minutes mixée
par le regretted Larry Levan ou encore une version inédite du fameux
‘Let’s Get Things Together’
Aaah, avant de nous quitter, un nouveau clin d’oeil à celui qui est mon artiste
préféré devant l’Eternel. J’ai nommé Theo Parrish, au top de sa forme
avec le vol.9 de ses fameux ‘Ugly Edits’, mais aussi avec une compilation –
Sound Sampler vol.1 – disponible sur son proper site (soundsignature.info)
Enfin, côté broken beat, signalons l’arrivée d’un sérieux coup de canon sous la
forme de “Aerodescent” à l’actif du New Yorkais Probe DMS alias
Spymusic, lequel a l’élégance des travaux de Kaidi Tatham et
l’exubérence de Leroy Burgess. Et la boucle de se boucler à l’infini d’un
cycle à l’autre. IRIE
NU
GROOVE HOT 10
INNER LIFE featuring JOCELYN BROWN Let’s Get This Thing Together (Salsoul)
UNIVERSAL ROBOT BAND Barely Breaking Even - instrumental version (Moonglow)
JOHNNY HAMMOND Los Conquistadores Chocolates - Dim’s Super Jizzco breaks edit
(?)
GREEN PICKLES feat BILL BEAVER Feedback(Sound Signature)
THEO PARRISH featuring BILLY LOW It’s Going Down” (Sound Signature)
?
“?” - L’Aroye Remix (Dialect)
I:CUBE Chicago sur Seine” (Versatile)
PHLASH “Nambi It Ain’t“ (Tirk)
MF
DOOM Impending Doom - Domu remix (Ninja Tune)
LEGENDS OF THE UNDERGROUND Pt. 2 (Kindred Spirits)