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Wednesday 07th of January 2009 11:48:53 AM |
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Interviews: TEDDY RILEY : WHEN THE SWING HITS THE FUNK
Posted on Sunday, October 16 @ 15:47:10 CEST by mfsb |
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Il était à l’âge de 25 ans parmi les producteurs les plus prisés aux Etats-Unis. James Ingram, The Winans, Bobby Brown, Today, Boy George, Wrecks’N’Effect, Fine Young Cannibals, New Kids On The Block jusqu’à Bambi… La jet set du box office se bousculait à sa porte pour s’offrir ses talents, à la manière de ces milliardaires venant s’offrir une toile de maître chez Sothesby.
Nom : RILEY
Prénom : EDWARD THEODORE alias TEDDY
Date de naissance : 10/08/1967
Lieu de naissance : Harlem, NY
Signes particuliers : inventeur dU New Jack Swing
Les choses seraient-elles ce qu’elles sont sans la précieuse contribution de cet homme ? Je ne saurai le dire, quand bien même ses nombreux travaux ont influencé une nouvelle génération d’artistes et de producteurs, en redéfinissant un genre – le R&B – à l’image de ce que devait accomplir de son côté Jazzie B de Soul II Soul outre-Manche en donnant naissance à la dénommée Brit Soul…
Lorsqu’il m’a été donné l’opportunité de le rencontrer, lui et ses partenaires d’alors (Aaron & Damion Hall) tous trois réunis sous le nom de Guy en Septembre 1991 lors d’une série de concerts à l’ancien Hammersmith Odeon de Londres. Riley avait à l’époque déjà passé plus de la moitié de sa vie à faire de la musique. Depuis ses premiers jams au sein de groupes locaux de Harlem tels Kids At Work et Total Climax et ses débuts dans la production pour Doug E. Fresh et Classical 2 à la fourniture de véritables tueries pour Johnny Kemp, Keith Sweat, Bobby Brown, Starpoint, Wrecks’N’Effect et la liste d’être encore plus longue, sans parler de sa contribution à l’album Dangerous de Michael Jackson dont les ventes dépasseront les 15 millions d’exemplaires ! Pas de doute, Teddy avait déjà connu bien des hauts à l’époque, mais aussi des bas comme sa séparation bruyante d’avec son oparrain et manager Gene Griffin, l’éclatement annoncé de Guy et l’arrivée d’une foule de clones bien décidés à s’approprier l’essence de son son.
Ce qui rend le travail de Riley’ si fondamental réside dans le fait qu’il a littéralement révolutionné l’approche quant au façonnage de la musique, en une période où le funk était quasi moribond Il y avait là la nécessité réelle de l’apparition d’un nouveau souffle lequel prendra corps sous l’impulsion d’équipes de production comme Jimmy Jam & Terry Lewis (Alexander O’Neal, Cherelle, Janet Jackson), Antonio L.A. Reid & Kenneth Edmunds Babyface (Bobby Brown, Karyn White, The Mac Band, Whitney Houston), and Denzil Foster & Thomas McElroy (Timex Social Club, En Vogue, Tony! Toni! Toné!). Sans parler de l’intéressé qui, pendant un temps, sera associé à son parrain, Gene Griffin.
 Le funk avait donc cessé de ‘groover’ et il en était quasiment de même du dénommé rhythm & blues, par trop synonyme d’obsolescence. Tant et si bien qu’il était temps qu’un nouveau terme générique fasse son apparition et c’est ainsi que le R&B a vu le jour. Ci après ce qu’il était loisible de lire dans Spotlight supplément du très officiel Billboard Magazine sorti à l’occasion de la célébration du mois de la musique noire américaine en juin 1991 sous la plume de Janine McAdams : R&B = soul + funk + hip hop. Notre consoeur y faisait notamment référence à une tendance à un néo traditionalisme dans la production visant à la réintroduction d’une instrumentation live, l’écriture de textes forts, la participation de vrais chanteurs ainsi qu’au retour d’influences nettes héritées de la soul, du funk, voire même du jazz. Et cela, pas seulement dans le R&B, mais aussi dans le hip hop. A cela, n’oublions pas d’ajouter l’acceptation progressive de l’existence de la communauté afro-américaine d’un point de vue médiatique, laquelle se traduit par le fort succès qu’enregistre l’acteur/rapper Fresh Prince dans la comédie Fresh Prince Of Bel Air diffusée sur NBC. Mais aussi la reconnaissance du cinéma noir avec bandes son en conséquence sous l’impulsion de réalisateurs tels Spike Lee ( Jungle Fever or Do The Right Thing), Mario Van Peebles ( New Jack City) et John Singleton notamment ( Boyz In The Hood).
 Quant à la définition du definition of New Jack Swing, c’est Damion Hall (membre de Guy) qui nous la donnera : Le New Jack Swing est un nouveau son obtenu à partir du mélange d’influences rap, funk, rock, gospel, classique, rhythm & blues, jazz et hip hop. Ce concept est unique. Tu trouveras sans mal de la pop et du jazz dans ce que l’on appelle le swingbeat mais tu ne verras jamais ce cocktail si particulier ailleurs que dans la musique de Teddy.
Ce mec avait incontestablement ce quelque chose d’exceptionnel dès son plus jeune âge, mais gérer ce qui tourne autour de la musique est une chose et en faire autant en matière de business est une autre toute différente. Ce qui amènera probablement Teddy à accepter la protection de son parrain. Gene mérite le respect sur un point, poursuit Hall. Il s’est occupé des paperasses pour nous, mais il s’est aussi arrangé pour avoir le contrôle total sur ce que nous faisions une fois qu’il a eu nos signatures. Il a profité de la gentillesse de Teddy et a abusé de sa confiance et mettant son nom sur tout ce que Teddy pouvait faire. Gene n’écrivait pas, il n’était pas arrangeur. ‘My Prerogative’ de Bobby Brown, ce sont Teddy et Aaron qui l’ont fait. Même chose de ‘She’ des Jacksons tout comme du premier album de Guy, avec le concours de Timmy Gattling. Gene n’a jamais rien eu à voir avec ça. Il n’a joué que le rôle d’un producteur exécutif… Pour le reste, il s’est conduit comme un imposteur !
Approcher Teddy et l’observer comme ce fut le cas tant lors de répétitions que sur scène avec les frères Hall puis plus tard avec BLACKstreet auront permis de voir de plus près de quoi l’homme était fait. Sans oublier cette conversation que nous avons eue juste après l’un des concerts londoniens de Guy.
Ce personnage, bien qu’âgé de 24 ans à l’époque, semblait comme totalement obsédé par son art, en quête de nouvelles combinaisons qui sortirait de l’imposante machinerie dont il était entouré à chaque instant de sa vie. Il était loisible de voir cet air déterminé qu’ont les virtuoses dans son regard, tout comme une réelle réceptivité à ce dont ses proches pouvaient lui faire part à un moment ou un autre Je travaille sur sur de nouvelles techniques sonores avec Heavy D, que j’ai d’ailleurs testées sur la reprise de ’Now That We Found Love’ et ‘Is It Good To You’, m’expliqua-t-il. Maintenant que j’ai quitté New York pour m’installer en Virginie, c’est plus facile.
A propos de l’album qu’il devait co-produire pour Michael Jackson, il dit : J’ai passé beaucoup de temps à m’assurer que ce que nous avons fait en commun serait différent de ce que j’ai accompli jusque alors. Se fendant d’une ultime confidence, il lâchera : Je déteste ce son analogique que tout le monde utilise aujourd’hui. Pour moi, c’est trop polishé. Je préfère les tessitures analogiques que je peux développer dans mon souci de donner plus de punch à ma musique, en donnant quelque aperçu plus tard au moment où il s’associe à Chauncey Hannibal, Dave Hollister et Levi Little sous le nom de BLACKstreet avec, notamment le mémorable ‘No Diggity’.
Quelque temps déjà sans plus la moindre nouvelle d’un homme qui aura influencé tant de producteurs réputés du moment, depuis Sean ‘Puffy’ Combs jusqu’à Rodney Jerkins (présenté tel son fils spirituel), Timbaland et bien d’autres. Quelque nouvelle ferait sûrement bien plaisir à nombre d’inconditionnels. Ah, au fait, j’allais oublier : bon anniversaire !
MFSB
TEDDY’S JAMS TENNERZ
GUY Her (MCA)
HEAVY D & THE BOYZ We Got Our Own Thang (MCA)
MICHAEL JACKSON Dangerous (Epic)
JAMES INGRAM It’s Real (WB)
REDHEAD KINGPIN & THE FBI Do The Right Thing (Virgin)
BLACKSTREET No Diggity (Interscope)
TODAY Girl I Got My Eyes On You (Motown)
KEITH SWEAT Make It Last (Elektra)
WRECKS’N’EFFECT New Jack Swing (MCA)
DEJA Made To Be Together (Virgin)
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