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Sunday 12th of October 2008 01:29:29 PM |
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IDM News: SPECIAL DANCE MUSIC : ENGLAND 4 EVER Pt.2
Posted on Saturday, October 22 @ 20:59:20 CEST by mfsb |
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Suite de notre dossier consacré à la genèse et l’évolution de la dance music vues du côté d’un pays – le Royaume Uni – dans lequel elle fait depuis des années maintenant partie intégrante de la culture locale avec, comme partout mais peut-être plus encore qu’ailleurs, ses bons côtés et ses (inévitables) travers. Check dis out !
Si la dance music fait son apparition au milieu des années 70 aux Etats-Unis avec l’ouverture massive de lieux dédiés – on parle alors de discothèques et (naturellement) de disco pour désigner la musique qui y est jouée… par les DJ’s – il faut attendre une dizaine d’années pour assister aux prémisces de son installation outre-Manche. Certes, il y a bien bel et bien un public tourné vers les diverses formes du groove, fort de l’apport de la communauté afro-antillaise, quelques labels dédiés (PYE, Excalibur sans parler de représentations locales de nombreux labels US d’alors), mais rien de comparable à ce qui allait suivre dès la fin des années 80.
1981 n’en marque pas moins une étape singulière dans l’établissement de la dance culture, avec la réalisation du tout premier megamix de l’histoire de l’industrie musicale. Son concepteur, un jeune Gallois, s’appelle Alan Coulthard. Il envoie sa démo à Tony Prince, alors directeur des prpgrammes et de la promotion de Radio Luxembourg (à ne pas confondre avec RTL !), dont il est un fidèle auditeur. Une initiative qui fera son chemin, jusqu’à la création quelques mois plus tard du Disco Mix Club. Le succès ne se fait guère attendre ; le DMC suscitant de nombreuses vocations, en Angleterre d’abord, puis à l’étrangers. Parmi les plus connus : Les ‘Mixdoctor’ Adams qui signera plus tard sur A&M sous le nom de L.A. Mix, Paul Dakeyne, les frères Andrews (Sure Is Pure), Brothers In Rhythm qui signera sur Island, Brian Butler, Mike Grey (Greed), The Commission. Les Hollandais Ben Liebrand ainsi que le regretté Pete Slaghuis (auteur du mémorable ‘Jack To The Sound Of The Underground’ sous le nom de Hithouse). Le Grec Sanny X. Les Américains Chad Jackson et Bruce Forest, les Italiens Francesco Zappala qui ira quant à lui sur 4th & B’way, DJ H, DJ Professor ou encore le Français Dimitri… from Paris !
Animateur radio, DJ mobile ou résident dans un club, le DJ, figure emblématique du mix, devient le point de passage incontournable de toutes ces musiques. Il est en effet le mieux placé, par sa culture musicale et sa connaissance des réactions du public, mais aussi par sa maîtrise de la technique, pour juger de la qualité du matériel qui est présenté et procéder à des retouches éventuelles en vue d’en accroître l’efficaité auprès du public auquel il s’adresse. Le DJ devient peu à peu l’ambassadeur d’une certaine musique, en même temps que le vecteur d’un son qui lui est propre. Il peut par ailleurs représenter un label ou encore une boîte de production lorsqu’il réalise des disques lui-même. Il est de plus en plus convoité par les artistes et les maisons de disques qui ont trouvé en lui la courroie de transmission idéale vis-à vis d’un public déterminé. Après ses prestations derrière les platines, le travail en studio constitue une extension naturelle de ses activités.
La fin (faim ?) justifie les moyens ! Pas une major company d’alors sans son département dance et son service promo correspondant (à l’instar d’AM :PM chez A&M à la tête duquel on retrouvera un certain Simon Dunmore…) dont le fonctionnement se voit confié à du personnel rompu aux lois de ce segment alors en plein boom. Aussi, n’est-il pas rare de trouver ici ou là tel ou tel DJ de renom, venu ainsi trouver quelque complément de revenus à ses activités. Les livres du personnel affecté à ce domaine se rempliront de noms devenus notoire dans l’industrie anglaise du microsillon. De Norman Jay à Danny D, en passant par Tim Westwood, ex-patron de feu Sleeping Bag qui animera un rap show sur Capital Radio, ou encore Jeff Young, ex-présentateur de Big Beat sur BBC Radio 1, un temps en charge de l’A&R sur MCA…
Un travail effectif auprès des clubs, considéré comme un véritable medium (le professioçnalisme des DJ’s expliquant cela). L’envoi de promo copies aux multiples remixes, auxquelles les DJ’s contribuent à la sortie commerciale au terme d’une période de test work auprès du public. Une stratégie marketing, bien souvent de labels alors qui leur permet à terme de voir leur image associée à celle d’un critère de style ou de qualité. La remise d’Awards, pas seulement aux artistes, mais aussi aux divers intervenants du circuit (ainsi qu’il en sera question sous l’impulsion du DMC notamment), aptes à susciter émulation et souligner leurs aptitudes), le début des années 90 asseoit définitvement la dance music dans les esprits, l’érigeant en véritable culture (la culture dite club) outre-Manche avec ses magazines spé (DJ, Touch, Blues & Soul, Mixmag, Muzik, Straight No Chaser), ses radios autorisées (KissFM, Galaxy) ou non (les nombreuses pirates) et ses clubs dont les soirées iront jusqu’à s’exporter à l’étranger, à commencer par Ibiza dès la fin des années 80. Et puis, il y aura tous ces labels, émanations de majors (Talkin’ Loud, Deconstruction, Syncopate, UCR…) ou indépendants (Acid Jazz, Ch ampion, PWL, Boogie Back, Warp…) entourés de distributeurs spécialisés. Inutile de préciser l’agressivité de la politique de promotion de ces derniers qui balisent bien souvent le marché à l’aide de white labels édités en petite quantité, mais suffisamment pour susciter un début de buzz. On évoque aussi l’existence de bootlegs, copies non autorisées d’un titre dont l’édition sert bien souvent alors à accélérer la sortie en version officielle. Et puis, n’oublions pas ces courroies indispensables que sont les magasins de disques indépendants qui, de Bluebird à City Sounds, en passant par Black Market ou encore Catch A Groove à l’époque jusque à Juno, If Music et autre Picadilly Records aujourd’hui, se sont développés au Royaume-Uni comme jamais ailleurs y compris aux Etats-Unis qui offrent pourtant un territoire bien plus vaste. MFSB
La semaine prochaine, zoom sur ce que l’on a un temps appelé les Yobebes (Young Balck British)
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