INTERVIEW
|
|
LAST MIX
|
|
SHOUT OUTS!
|
|
LANGUAGES
|
|
Select Interface Language:
|
|
LOGIN
|
|
| Don't have an account yet? You can create one. As a registered user you have some advantages like theme manager, comments configuration and post comments with your name. |
|
AFFILIATION
|
|
WHO'S ONLINE?
|
|
There are currently, 21 guest(s) and 0 member(s) that are online.
You are Anonymous user. You can register for free by clicking here |
|
|  |
|
Home > News
|
Monday 08th of September 2008 08:39:17 AM |
|
|
Interviews: JAZZANOVA : JUST DO IT (YOURSELF !)
Posted on Thursday, November 03 @ 12:13:14 CET by mfsb |
|
|
Ils sont originaires d’Allemagne, au nombre de 6, venus prouver combien l’union faisait la force, dans un monde (électronique notamment) où l’individualité fait loi. Ils ont revu le jazz en revitalisant la bossa nova et font partie de ceux qui, avec Kruder & Dorfmeister, King Britt, Carl Craig, Bugge Wesseltoft ou encore Herbert, ont bousculé les formats établis. Meine liebe Damen und Herren : Jazzanova !
Si la scène allemande est majoritairement connue pour son appétit affiché à l’égard des distorsions sonores en tous genres, depuis les premiers travaux de Kraftwerk, Klaus Schultze et Van Der Graf Generator jusqu’à la minimal house actuelle en passant par les expériences de Maurizio et la techno made in Berlin, il s’est toujours trouvé en ce pays - et y compris à l’Est sous le joug communiste d’alors – de sérieux adeptes du jam et du groove. On pense tour à tour au label MPS dont le catalogue se voyait rappelé à notre bon souvenir à travers une série de compilations signées Rainer Trüby, au Mojo, lieu de passage obligé pour tous les amateurs du genre à Hambourg, ainsi qu’aux labels Soulciety et Yo Mama qui auront été au début des années 90 ce que seront Stereo Deluxe et INFRACom! dix ans plus tard. Et ce tour d’horizon d’être incomplet sans une mention spéciale à Compost et ses nombreux activistes parmi lesquels Jazzanova, initiateur du revival bossa electronic jazz qui a sévi dans la production contemporaine, ici ou là, en Italie, au Canada ou en Turquie, jusque au Japon à partir du milieu des années 90. Sacré pied de nez à n’en pas douter à une scène électronique où la solitude du créateur est de mise que ce sextet travaillant par paires auquel est venu se joindre nombre de talents prometteurs au fil des ans sous la bannière du fameux Sonar Kollektiv…
Jazzanova prend corps en 1995 sous l’impulsion de Jürgen Von Knoblauch, Alex Barcke et Class Brieler lors d’une soirée au Delicious Donuts, un club de Berlin-Mitte qui, avec le Mojo de Hambourg, est l’un des rares sanctuaires du groove dans une Allemagne qui ne jure, ou presque, que par la techno à l’époque. Trois hommes qui seront bientôt six, rejoints peu après par Roko Kretschmann (également connu pour ses travaux solo sous le nom de Kosma), ainsi que Stefen Leisering et Alex Reinemer (tous deux par ailleurs têtes pensantes d’Extended Spirit)… Nous ne sommes pas des musiciens, me disait Jürgen, croisé en 1998 à l’occasion d’un DJ set dans l’enceinte du défunt Blue Note de Londres. En tous cas, pas au sens traditionnel du terme. Nous évoluons invariablement par équipe de deux et scindons notre travail en trois phases. La composition qui résulte d’échantillonnages divers que nous amalgamons dans un tout à l’état brut, confié alors à une seconde équipe qui va le computeriser avant le mixage qui fait partie de la phase 3. Processus dont la complexité et la lenteur relative n’ont pas été sans poser quelque problème dans le respect des délais de livraisons de leurs nombreux travaux. Qu’il s’agisse de leurs propres compositions ou encore de ces post-productions dont on en retrouve un certain nombre dans l’album Remixes 2002-2005. Un recueil qui se situe dans la droite ligne de ce que le groupe considère comme un autre manière de configurer ladite dance music. On doit pouvoir l’écouter aussi bien à la maison que dans un club. Nous avons débuté en tant que club DJ’s jouant de la musique qui, tout en étant mélodieuse, invite à la danse. C’est pour nous beaucoup plus intéressant que de se limiter à ces seuls beats articulés autour de variations de ligne de basse.
On aurait un temps pu les croire cédant aux sirènes de ce qui devait asseoir leur réputation à leur début (la bossa nu jazz) ; leur tant attendu premier album – In Between – sorti en 2002 faisant figure de démenti, les voyant tutoyer des sphères plus électroniques à l’image de ‘Days To Come’. Nous n’avions qu’une vision limitée de la techno au moment de son enregistrement, expliquait Claas à l’époque. Quelle en était l’assise, comment les autres y sont-ils arrivés et, plus encore, comment l’intégrer dans nos travaux ? L’histoire a, depuis, parlé d’elle-même. Il y a sans doute moins d’allusions directes au Brésil dans nos approches aujourd’hui, mais il subsiste cette mélancolie sous jacente et ces constructions rythmiques osées qui font l’assise de notre musique. Une musique qui vient à nous de manière la plus naturelle qui soit au niveau de sa conception, ainsi que c’est le cas, je le pense, de tous ceux qui ont l’esprit ouvert après avoir été confrontés à divers types de musiques. Car, et c’est bien connu, c’est de la diversité que naît la richesse… MFSB
JAZZANOVA The Remixes 2002 – 2005 LP (Sonarkollektiv)
|
|
| |
Related Links
|
|
Article Rating
|
|
Options
|
|
|