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Saturday 06th of September 2008 06:02:59 PM |
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In Da Mix: ISSUE # 109 / BACK 2 DA ROOTS
Posted on Tuesday, February 07 @ 15:54:19 CET by mfsb |
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Vous ne sauriez imaginer combien il nous est plaisant de pouvoir revenir vers vous depuis que la possibilité nous est rendue de remettre un peu de vie à cet espace après une telle période de silence involontaire. Une fois encore, un grand merci à tous ceux qui nous ont montré combien ils se sentaient impliqués, soit par l’envoi de messages, soit en venant parcourir ces pages. Quant à ce à quoi vous attendre sur vos écrans cette semaine, un hommage à ces artistes/producteurs disco/funk légendaires que sont Nile Rodgers & Bernard Edwards mieux connus sous le nom de Chic, notre rubrique Politics Of Dancing dédiée au thème si souvent abordé de l’unité, seul antidote face à l’autodestruction. Egalement au menu pour vous, nos lecteurs francophones, la troisième et dernière partie de notre zoom consacré à ladite scène électronique et son acceptation/compréhension dans l’Hexagone. Tandis que notre numéro 109, sous l’intitulé Back 2 Da Roots) aborde plus particulièrement la contribution des Européens (ainsi que des Euro-Américains) dans le disco à travers la présentation d’une kyrielle de disques à ne pas manquer.
Take a walk on the white side…
ISSUE#109 BACK 2 DA ROOTS (DISCO, FUNK, SOUL & OTHER ILLICIT GROOVES) Bien que les rythmes noirs forment l’épicentre de la dance music, la première musique à avoir été conçue pour les clubs est paradoxalement l’œuvre de Blancs. Après avoir fait l’objet de la célébration de son 30° anniversaire samedi dernier sur TF1, mais aussi au vu de ses ventes qui ne cessent d’être régulières dans les magasins spécialisés de seconde main comme sur Internet, nous avons pensé que quelque explication complémentaire serait d’utilité pour certains d’entre vous à travers la présentation de quelques-uns de ses meilleurs moments, forcément choisis. Dis groove is white… Say yeah !
Quand bien même considéré comme un format à part entière, le disco a sans le moindre doute trouvé une partie de son incroyable vitalité en mélangeant nombre d’influences, depuis l’electro kraut, jusqu’à la soul , le funk et même le classique (souvenez-vous du Philadelphia Sound), sans parler de la pop ou du rock. Les exemples les plus notoires étant fournis par les Rolling Stones, Rod Stewart, INXS et autre Queen (cf. ‘Another One Bites The Dust’ dont la ligne de basse ramène au souvenir du classique ‘Good Times’ de Chic). Mais aussi Malcolm McLaren voire Murray Head et la liste de ne pas être exhaustive, avec Hall & Oates avec l’intemporel ‘I Can’t Go For That’ sur RCA. Deux hommes considérés comme faisant partie de ceux qui ont donné naissance à ladite blue eyed soul avec, entre autres, Robert Palmer, Paul Young, Boz Scaggs et Steely Dan.
Les choses ont parfois de quoi surprendre, comme la présence des Hollies dans ces pages, tant il est vrai que ce groupe s’est avant tout fait un nom en reprenant des morceaux des 60’s teintés d’influences R&B/rock’n’roll). Et je dois honnêtement avouer que, bien que les connaissant pour le classique ‘He Ain't Heavy, He's My Brother’ l’un de leurs plus grands succès dans le downtempo, je n’ai guère porté d’attention particulière au fameux ‘Draggin My Heels’ sorti en 1977 avant son inclusion dans le tracklisting de la compilation Choice façon Louie Vega sur Azuli, il y a deux ans. Et quelle classe s’agissan t de ce morceau quasi trentenaire sonnant toujours aussi frais, mélangeant une interprétation vocale poppisante sur un rythme d’influence calypso avant l’heure et une partition clavier semblant tout droit venue de Cuba (Columbia). J’en viens d’ailleurs régulièrement à me demander ce qu’attendent les executives de Sony pour ressortir de tels trésors, à l’image du très prisé ‘Street Player’ de Chicago, largement repris par Kenny Dope sous couvert de Bucketheadz ou encore, dans une moindre mesure, de l’explosif ‘Dis Go Dis Way’ de Mother’s Finest parmi les nombreux morceaux de choix dont ils disposent dans leur catalogue !!! Moins connu, mais tout aussi sémillant, Desmond Child & Rouge sur Capitol avec ‘Our Love Is Insane’, traversé d’un bouillant solo de guitare heavy rock, reste néanmoins un outsider de choix.
Je ne saurai dire exactement quand j’ai entendu parler pour la première fois de Rare Earth. Je me souviens en revanche que c’était dans un cinéma de quartier à la fin des sixties au cours de ce qu’on appelait alors l’entracte. Et quelle claque j’ai pris en écoutant l’intenable ‘Get Ready’ qui restera dans les charts pendant près de trois ans. Un combo qui a souvent été présenté comme le premier groupe blanc jamais signé sur Motown, ce qui est faux aux yeux de ces derniers qui précisent être le seul et unique groupe blanc à succès signé sur Motown. Autre fait se devant d’être ajouté au Guinness Book des Records, la longueur de ce morceau qui est aussi leur tout premier en 1968. 21 minutes ! Avec, en prime, le plus long solo de batterie jamais enregistré sur vinyl !
 Toujours dans le domaine des records (ceux du Guinness Book) le New Jerseyan Mark Radice, véritable prodige qui signe son premier contrat discographique avec RCA en 1964. Il a alors… 7 ans ! Fils de l’ingé son Gene Radice, ses travaux en tant qu’auteur, claviériste ou encore bassiste sont innombrables, que ce soit aux côtés de BT Express, The Winners, Frankie Valli ou encore la regrettée Phyllis Hyman parmi tant d’autres. On se souvient plus particulièrement de lui pour le funky ‘If You Can’t Beat’Em, Join’Em’ produit par Randy Muller de Brass Contruction en 1976, tiré de l’album Ain’t Nothing But A Party sur United Artists.
Autre exemple de la mixité incarnée par ceux qui ont donné corps au Philly Sound : Average White Band. Et bien qu’ayant près de 20 albums à leur crédit, leur morceau le plus mémorable demeure le jazzy et cuivré ‘Pick Up The Pieces’ extrait de l’album Person To Person sorti en 1976 sur Atlantic. Un instrumental amenant à un autre, nous restons sur le même label avec la B.O. de Lipstick et son thème générique que l’on doit à un surprenant Michel Polnareff, de loin plus connu pour ses nombreux travaux en tant qu’auteur et interprète dans le domaine de la chanson française. Et le même commentaire de s’appliquer à Martin Circus, bien plus réputé pour ses frasques de plus ou moins bon goût, mais dont le fameux ‘Disco Circus’ licencié sur Prelude aux Etats-Unis est l’une des valeurs les plus sûres pour tout bon revendeur qui se respecte.
Aucun doute, s’il y a jamais eu un french connexion, elle s’est aussi manifestée dans le disco avec des producteurs comme Henri Belolo et le regretté Jacques Morali (Village People, Patrick Juvet), mais aussi Jean-Marc Cerrone qui s’est fait un nom aux Etats-Unis avant d’être reconnu dans son pays d’origine. Un batteur qui avait un sens indéniable du groove, comme le démontrent ses nombreux grooves destructeurs, dont le meilleur est à mon sens le très synthétique ‘Supernature’ quelque peu emprunt d’accents à la Giorgio Moroder (Cotillion).
Il est loisible de penser que le nom de Raymond Donnez sonne quelque peu étrange à nombre d’entre vous, en dépit de travaux mémorable pour le compte de Serge Gainsbourg en 1968 puis, plus tard, Françoise Hardy. Peut-être aurez-vous néanmoins une idée plus précise à l’évocation de sa contribution en tant que claviériste et arrangeur pour Santa Esmeralda, Alex C. Costandinos et Cerrone avant de sortir un album à son propre compte intitulé The Garden Of Love sur lequel figurent les immanquables ‘Got To Have Your Loving’ et ‘Standing In The Rain’. Son pseudo ? Don Ray !
Beaucoup a été dit quant à l’influence de la musique électronique allemande dans la techno. Il en est de même s’agissant du disco, qu’il s’agisse de Kraftwerk, Supermax ou encore Van Der Graf Generator dans une moindre mesure. Pour autant, bien difficile de dire qui de Cerrone, Patrick Juvet (avec l’aide de ses producteurs) et Giorgio Moroder à inventé le disco. Peut-être tous à la fois finalement. Cela étant, ce dernier, bien que d’origine italienne mais basé à Munich, aura probablement été le plus versatile de tous, ainsi que l’illustrent tant ses productions pour Donna Summer que ses propres travaux et plus particulièrement le syncopé ‘From Here To Eternity’, tandis que le trio belge Telex faisait montre de son côté volontairement débonnaire avec ‘Moskow Diskow’ sur Sire. Morceaux auxquels s’ajoutent les moins connus ‘ ‘Tryouts For The Human Race’ (autre production de Giorgio Moroder) et ‘How Could This Go Wrong’ respectivement à l’actif de Sparks et Exile à la même époque.
 Impossible d’évoquer le disco sans parler de la contribution de nos voisins transalpins. Qu’il s’agisse d producteur, Mauro Malavasi qui, avec le regretté Jacques Fred Petrus, mettra des groupes tels Change, BB&Q Band, High Fashion voire Zinc sur les rails du succès. Mais aussi l’artiste/producteur né à Montréal, Gino Soccio à qui l’on doit les ‘Dancer’, ‘Try It Out’ et autre bouillant ‘It’s Alright’ (mon préféré). Sans parler d’ Harry Thumann avec son sémillant one shot (‘Underwater’) sur baby Records. Tous ayant ouvert la voie à des talents locaux comme Kano, Touché, Advance, Boeing et bien d'autres dans ce qui reste connu à ce jour comme de l’Italo disco. La Suède léguant Abba à la postérité avec le notoire ‘Voulez-vous’, parmi les morceaux les plus recherchés sur ebay quelque 30 ans après sa sortie (Atlantic).
Un mot enfin à propos de François K, dans le coup depuis cette époque même, fort de ses nombreuses contributions en tant que post-producteur pour les labels Prelude et Salsoul. Un bel exemple de longévité que cet homme qui n’a cessé de rester fidèle à ses convictions. Chapeau bas, Monsieur !
MFSB
BACK 2 DA ROOTS HOT 20
THE HOLLIES Draggin’ My Heels (Columbia)
MARK RADICE If You Can’t Beat’Em, Hit’Em (UA)
RARE EARTH Get Ready (Motown)
AVERAGE WHITE BAND Pick Up The Pieces (Atlantic)
CHICAGO Street Player (Columbia)
DON RAY Standing In The Rain (Polydor)
GINO SOCCIO It’s Alright (RFC)
HARRY THUMANN Underwater (Baby Records)
MICHEL POLNAREFF Theme from Lipstick (Atlantic)
GIORGIO MORODER From Here To Eternity (Casablanca)
DESMOND CHILD & ROUGE Our Love Is Insane (Capitol)
CERRONE Supernature (Cotillion)
MOTHER’S FINEST Dis Go Dis Way (Columbia)
MARTIN CIRCUS Disco Circus (Prelude)
QUEEN I Need You Tonight (EMI)
TELEX Moskow Diskow (Sire)
SPARKS Tryouts For The Human Race (Elektra)
ABBA Voulez-vous (Atlantic)
HALL & OATES I Can’t Go For That (RCA)
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