Au moment où vous lirez ces lignes, la plupart des participants du grand rassemblement de Miami auront atteint leur destination, bien décidés, qu’ils soient artistes, DJ’s, label managers et cadres ou tout simplement fans, d’en tirer le meilleur parti, à coup de fêtes toute la journée pendant une semaine. Mais quid de l’après une fois que tout est passé ???
Bien que passant pour l’endroit ultime ou prendre du bon temps en cette période de l’année, n’oublions pas la vocation initiale de Miami, supposée être aux pourvoyeurs de musique, ce que ces défilés bi annuels sont aux grands couturiers ; autrement dit, l’étincelle supposée mettre la lumière sur tout un tas de nouvelles créations dans les mois qui viennent. Et c’est exactement là où le bât blesse depuis quelque temps déjà ; ladite manifestation se muant un peu plus chaque année en une bourse aux échanges pour DJ’s au lieu de s’ouvrir vers l’extérieur. Résultat, une couverture médiatique somme toute modeste, loin d’être en rapport avec l’investissement consacré, hormis les reportages d’usage faits sur le moment; ce qui n’est pas le moindre des paradoxes de la part d’une communauté dont bien des membres n’ont pas la moindre photo décente d’eux sur Internet!!! Et d’une scène dont le moins que l’on puisse dire est que l’image reste des plus diluée malgré 20 ans d’activités… Allons donc, viendrait-il à l’esprit à n’importe lequel d’entre nous d’imaginer Karl Lagerfeld et Jean-Paul Gaultier s’échanger leurs dernières créations sans la moindre attention à l’égard de la presse et des photographes ??? Que nenni, foutaise, appelez donc cela comme vous voudrez ! Aussi, à quoi bon voir le dernier white label en date joué à profusion à Miami quand, dans le même temps, pas la moindre info ne se voit donnée à ceux qui sont supposés la relayer à une plus grande échelle ??? Je sais, c’est quelque chose dont j’ai déjà parlé ici il y a quelques mois, mais rien n’a vraiment changé, quand bien même tout tend à prouver combien il y a une demande réelle exprimée par un public venu des quatre coins du globe qui, faut-il le rappeler, constitue la source principale de revenus pour la scène entière…
A cette dernière prise dans son ensemble, je voudrais rappeler humblement cette fameuse citation tirée d’une fable de La Fontaine : La cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue…
Mais assez parlé pour l’instant, It’s time to party now ! Quant au reste et comme d’habitude, le temps sera encore le meilleur des révélateurs… MFSB