Une fois encore, la House Music est appelée à occuper le devant de l’affiche cette semaine sur IDMW.Com, faisant suite au récent rassemblement de Miami et à ce qui s’y est passé, tel que rapporté par nos correspondants, nous amenant à nous interroger un peu plus quant à l’avenir du genre…
Sans le moindre doute, la réponse dépendra-t-elle de qui l’on considère comme faisant partie du mouvement ou non ; cela même variant en fonction de ce qu’il est perçu comme étant de la House Music ou pas. Autant dire que nous sommes là à nouveau face à la fameuse question de savoir qui de l’œuf ou de la poule est apparu en premier ! Mais aussi face au risque de passer pour d’autoproclamés gardiens du temple ; ce que nous n’avons pas la prétention d’être, pas plus d’ailleurs que des censeurs, en donnant à qui des bons points et à d’autres, des mauvais…
Cela étant, il n’en est pas moins loisible d’affirmer sans plus de doute combien il règne la plus grande confusion dans les esprits, eu égard aux nombreuses formes qu’a pris la house depuis ses débuts et ce, dans des proportions qui ne sont pas sans rappeler ce qu’il est advenu de ladite dance music il y a une quinzaine d’années en raison des nombreuses déviations qui s’en sont suivies. La première d’entre elle étant l’arrivée de la dénommée Eurodance avec toutes les conséquences que nous savons…
Nous n’en sommes pas si loin aujourd’hui, comme en attestent les festivités de Miami qui, après avoir longtemps été centrées sur la seule house music, se sont peu à peu ouvertes aux diverses formes d’expression de la musique dite d’essence électronique, dans un souci de rayonnement, mais peut-être plus encore de profits supplémentaires.
Allons, pas besoin d’être diplômé de Harward pour réaliser combien la House Music a changé depuis son apparition. Mais n’oublions pas non plus combien nous avons, nous aussi, changé dans le même temps. Que ce soit en termes d’âges respectifs, mais aussi de situations et d’attentes. Et je ne parle même pas des quelque 20 ans qui ont passé depuis, induisant l’arrivée de nouvelles générations successives.
Une lecture rapide de ladite presse spécialisée et de ses référendums réguliers établissant les classements des dits meilleurs DJ’s est des plus évocatrice quant au fossé progressif qui sépare le public dans sa globalité.
Pour autant, cela reste invariablement le lot de toutes les musiques, qu’il s’agisse du disco avec les facéties qu’on lui a connues ici ou là, le hip hop et ses nombreux débordements, XXX à l’image de 2 Live Crew ou encore gangsta, sans parler du R&B ou même du rock à l’occasion.
En conclusion, nous noterons la coexistence de deux univers parallèles et bien que totalement différents l’un de l’autre sous une seule et même bannière, pour beaucoup dans la confusion qui sévit quant au genre pris dans son ensemble. Avec, d’un côté, ceux enclins à répondre aux attentes d’un public dit de masse avec tout ce qu’une telle situation suggère (absence de message, voire de signification, inclusion de références pop par tous les moyens et sortie de produits réputés de consommation immédiate). Pendant que, de l’autre, se trouvent ceux qui considèrent la musique tel un langage dans lequel ils s’essaient à exprimer ce qu’ils ressentent, nous laissant l’entière liberté de le partager ; ce qui, pour le compte, se rapproche bien plus de la définition généralement donnée de l’art... MFSB
INDAMIXWORLDWIDE.COM: Only the best, No time for the rest!