Mesdames et
messieurs, attention, avis de tempête sur les dancefloors sous l'impulsion de
deux producteurs… hollandais ! Leur recette : un mélange brûlant d'influences
afro-latin teintés de fragrances funk et jazz Aucun doute, Ferdinand Lijnkamp
et Mattijs Muller sont nés dans le funk et ce n'est là qu'un début.
Foi de connaisseur…
Pourquoi Born
To Funk ?
(Ferdinand)
Ha ha ! Parce que nous sommes nés pour ça ! Mon partenaire, Mattijs et moi nous
demandons souvent ce qu'on aurait bien pu faire sur cette terre à part jouer,
concevoir et apprécier une musique funky. Toute autre activité se serait soldée
par un échec et ça, nous en sommes sûrs.
La
signification de "Di Bamba" ?
Hmmm !
Honnêtement, on n'a pas compris un traître mot de ce dit notre chanteur
africain, alors qu'on était en train de jammer dans le studio... La seule chose
qu'on a pu en extraire, c'est ce fameux "Di Bamba" qui, naturellement en est
devenu le titre. Puis, quand notre copain Alexander d'ANZKY a conçu l'artwork de
la pochette originale montrant ce fameux bikini orange, tout s'est mis en place,
si tu vois ce que je veux dire…
"Di Bamba"
semble déjà avoir une longue histoire... Quelque explication pour une meilleure
compréhension depuis sa première apparition jusqu'à sa sortie aujourd'hui sur
Knee Deep US ?
Comme souvent
dans de telles circonstances, ce morceau nous est venu comme ça. Bien que nous
étions alors en plein milieu de l'hiver, on avait soudain créé quelque chose qui
sentait l'été à plein nez. Probablement parce qu'on se pelait ici en Hollande et
que le soleil nous manquait tant (rire). Alors, il nous a semblé logique de le
garder sous le manteau et le sortir juste avant la Conférence de Miami, histoire
de voir. Et c'est ainsi que tout a démarré : Audiowhores en Angleterre en a fait
son n°1 dès son retour de Floride et ça nous a bien aidés. Puis Stobebrige en a
fait son n°2 et alors plein d'autres se sont mis à en parler, se demandant qui
pouvaient être ces Hollandais à la base de ce morceau. Avant même que nous le
sachions, "Di Bamba" est apparu sur plusieurs charts avec le soutien de quelques
grands noms puis a été licencié sur plusieurs compilations dont la MTV Ibiza
2004 et sur la compil ation Ibiza de Hed Kandi. C'est alors que Toddie de Knee
Deep l'a entendu, tu connais la suite…
Vous avez
réalisé le mélange parfait entre plusieurs influences (afro-latin, jazz, funk et
house) mais aussi entre les matières, organiques et pré-programmées. Où
tendriez-vous à vous situer vous-mêmes ?
D'abord,
merci du compliment. Hmmm… Réponse pas évidente. Je n'en sais rien… Nous aimons
faire de la bonne musique et le fait que nous soyons également musiciens (piano,
guitare) n'est peut-être pas étranger à ça. On adore inviter des musiciens en
studio, ce qui donne instantanément un côté plus humain à nos compositions…
Tu m'as dit
lors de notre rencontre à Amsterdam durant l'Amsterdam Dance Event que tu
commençais à en avoir un peu marre de ce morceau, pour l'avoir déjà joué des
millions de fois. Quelle est supposée en être la suite ? En d'autres termes,
quels sont vos projets actuels ?
C'est vrai,
même si ça peut paraître un peu facile ! En premier, une sortie sur Elan
Records, le label de Ian Carey, "You Rock Da House"
(featuring MC Cupid). Nous venons juste de finir un remix pour
Helen Garcia ("Soul Soothing Sunshine") et un autre pour Armand van Helden is on
the way. Nous travaillons sur deux nouveaux morceaux à tendance latine qui
devraient être prêts pour la WMC' 2005, un groove vocal de la mort qui est
presque fini et une autre grosse bombe en perspective avec MC Stretch. A
côté de cela, nous avons par ailleurs des concepts plus deep et soulful qui
devraient également voir le jour sous peu. Ce qui fait que nous sommes plutôt
pas mal occupés en ce moment.
Ne
craignez-vous pas de vous voir demandés de reproduire la même formule, comme
c'est souvent le cas après un succès ?
Non, pas
vraiment. Nous sommes conscient du côté funky de nos travaux et savons qu'il
n'est jamais bon de s'en remettre aux seules prétendues attentes. Nous faisons
ce que nous croyons être bon avec l'espoir qu'autrui le perçoive comme tel.
Vos parcours
respectifs et votre premier contact avec la musique…
Comme la
plupart des producteurs, j'imagine, nous faisons de la musique depuis presque
toujours. Nous avons tous deux le souvenir de ces piles de disques de nos parents
qu'on éparpillait partout avant de les enregistrer sur cassettes. Nous sommes de
cette génération qui a grandi avec le fameux Atari ! J'ai joué de la guitare au
sein de plusieurs groupes et je reste un pur fan de disco et de funk. Mattijs
était plus tourné vers le hip hop et la soul à l'époque.
Comment
vous-êtes vous rencontrés ?
En '98 lors
de notre inscription à la School of Arts à Utrecht (en Hollande), où nous avons
étudié la Musique et la Technologie.
Votre point
de départ ?
Nous nous
sommes tous deux impliqués dans divers projets depuis le lycée. Mais Born To Funk
n'a vu le jour qu'à partir du moment où la soul, le disco et le funk ont fait
leur retour, dans la house. Puis le virus m'a rattrapé quand la house est
devenue plus mâture, laissant la place à des vocalistes, des instruments en tant
que tels et adaptant des tempos plus modérés.
Etes-vous
également DJ's tous les deux. Quelque chance de vous voir à Miami l'année
prochaine ?
Je joue dans
les clubs depuis une quinzaine d'années. J'ai fait mes débuts dans ma ville
natale, à Groningue, puis je me suis installé à Almsterdam où j'ai joué dans des
endroits comme l'Odeon, le More, le Supperclub, l'Hotel Arena and Powerzone.
Mattijs me rejoint de temps à autre et c'est vachement marrant d'en arriver à
jouer nos propres morceaux aujourd'hui. Miami ? C'est clair, on y sera. Préparez
le Champagne !!!
Avez-vous des
activités chacun de votre côté ?
Tout est
envisageable. Cela dit, il y a une telle alchimie entre nous.
Vous semblez
bien loin de la furia techno trance qui s'est emparée des charts hollandais.
Comment le vivez-vous ?
On fait avec.
Difficile de lutter face à la techno et la trance ici, qui sont bien plus
populaires que le groove, la soul ou la latin house Maintenant, il suffit d'un
cross over à la radio…
De qui vous
sentez-vous proches dans votre pays ?
Des gens comme Ben Liebrand ou le regretté Pete Slaghuis ont-ils été d'une
quelconque influence pour ce qui vous concerne ?
Et comment !
Tout DJ qui se respecte aux Pays-Bas a grandi au son des mixes de Ben Liebrand
et connu Hithouse Records, le label Pete Slaghuis. Mais n'oublions pas non plus
Miss DJAX, Quazar, Fierce Ruling Diva, etc. Ils sont les pionniers par qui ces
nouveaux sons sont arrivés en Hollande..
La scène
néerlandaise ?
Roog et Greg
de Hardsoul, DJ Marcella, Ian Carey qui vit ici en ce moment. Notre pays n'est
pas si grand, ce qui fait qu'il n'est pas si difficile de nous voir de temps à
autre.
Que retenir
de cette année 2004 ?
A titre
personnel,le fait d'avoir joué au Pacha cet été. Musicalement, je dirais Kid
Crème ("Doing My Own Thing"). Outre la qualité du message, il donne un aperçu de
là où le funk et la house associés sont capables d'aller. Brillant !
J'ai cru
comprendre que vous aviez d'autres activités dans le multimédia…
Aucune autre
mise à part la réactualisation de notre site web.
Comment
l'année qui vient se présente-t-elle ? A quoi peut-on s'attendre ?
Continuer sur
notre lancée : plus de prod et plus de DJing. Je dois jouer prochainement en
Russie et ça m'excite beaucoup. Bien sûr; il y a Miami et j'espère bien
retourner à Ibiza l'année prochaine.
Un vœu ?
Pouvoir
continuer pendant des années. Je m'imagine mal faire autre chose…
Dank uw veel
BORN TO FUNK featuring "Di
Bamba" 12" (Kneep Deep US)